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Qu’est-ce que le deuil périnatal ?

Le deuil périnatal désigne le décès d’un bébé au cours d’une grossesse, d’un accouchement ou lors de la première année. 7 000 familles seraient concernées tous les ans en France. En ce 15 octobre, la journée mondiale du deuil familial est l'occasion de briser ce tabou qui entoure le décès d'un enfant.

1. Ne pas banaliser le deuil périnatal

La grossesse annonce l’arrivée d’un grand bonheur. Perdre son enfant lors de la grossesse ou juste après n’est donc pas concevable. Pendant la grossesse, voire même bien avant, les parents ont imaginé, rêvé leur enfant. La mort est d’autant plus brutale qu’elle va à l’encontre du processus normal de la vie. A toute cette douleur s’ajoute la culpabilité de ne pas y être arrivé en se considérant comme un mauvais parent.

2. En parler avec ses proches

En parler avec sa conjointe ou son conjoint, avec son entourage, avec ses amis participe à la non banalisation de cette perte. Personne ne pourra comprendre, d’autant plus que l’on est peu sensibilisé à ce sujet. Mais pour échapper au déni et entamer un deuil, il est essentiel de s’exprimer. D’ailleurs, le hashtag #mamange a fait son apparition sur Instagram et a recueilli près de 26 000 publications. Ce mot-valise est la contraction de « maman » et « ange » et il désigne ces mères qui ont perdu leur bébé avant la naissance ou à quelques jours seulement de vie. Cela montre bien le besoin et l’importance d’échanger, même sur les réseaux sociaux.

3. Encourager les actes symboliques

Dans le deuil, les actes symboliques ont aussi leur importance. Depuis 2008, un décret va dans ce sens. Les parents qui ont perdu leur enfant ont la possibilité d’obtenir un certificat d’accouchement, de lui donner un prénom, mais également d’inscrire l’enfant dans le livret de famille. Les parents peuvent également organiser un enterrement. Ces symboles n’étaient pas possibles jusque-là, alors qu’ils participent pleinement à la reconstruction. Il est à noter qu’en France par ailleurs, les interruptions de grossesses pour des raisons médicales sont qualifiées au même titre que les enfants mort-nés. Avec un taux de mortalité infantile de 3,5 pour 1 000 en 2015, la France se place au dixième rang sur les 27 pays de l’Union européenne selon l’Ined.

4. Se faire accompagner par un professionnel

Le deuil est un processus extrêmement difficile et complexe. Beaucoup de parents ayant vécu cette perte tragique se sentent vidés, inutiles… Face au deuil périnatal, les psychologues et thérapeutes peuvent apporter un réel soutien. Même si l’envie de rester seul est normale et présente, il ne faut pas s’isoler dans ces circonstances. De l’aide et du temps permettront d’apprivoiser la douleur et le chagrin à la suite d’une séparation avec son bébé. 

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