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Pourquoi certains dépriment pendant les fêtes de fin d’année ?

Les décorations lumineuses dans les rues, la ruée dans les magasins, les cadeaux sous le sapin... Dès la fin du mois de novembre commence une course effrénée jusqu'à Noël. Cependant, le moral n'est pas toujours au plus haut durant ces périodes hivernales. Ce n'est pas un mythe, pour beaucoup, l'esprit des fêtes n'est pas forcément synonyme de joie et d'amusement. Mais pourquoi certains dépriment à l'approche de ces festivités

L’hiver, une saison déprimante ?

C’est bien connu, l’hiver n’est pas sans conséquences sur nos comportements et notre humeur. Les jours raccourcissent, le froid est plus rude, et la morosité s’installe. De nombreuses études montrent combien le corps est dépendant à la lumière et à quel point ses effets sont bénéfiques sur l’esprit. Puisque la lumière rythme notre horloge interne, il est normal que ces changements climatiques influent sur notre état d’esprit.

En effet, le manque de soleil mais aussi d’exercices physiques contribuent à la fatigue, occasionnant parfois une perte des envies et des troubles du sommeil. Et tout cela fonctionne comme un cercle vicieux, plus on est inactif, plus nous sommes « paresseux ». Par ailleurs, le soleil apportant deux tiers de nos besoins en vitamine D (vitamine essentielle à l’absorption du calcium et du phosphore), lorsqu’il daigne se montrer, profitons du moindre de ses rayons !

Des fêtes en famille ?

Pour beaucoup, Noël est l’occasion de retrouvailles en famille. Les fêtes de fin d’année s’annoncent alors comme des moments de joie et de plaisir en compagnie d’êtres chers. Les soirées peuvent s’étaler tard dans la nuit, et l’on célèbre dans une ambiance bon enfant.

Pour d’autres, ces moments sont un véritable cadeau empoisonné. Lieu de discordes, de rancœurs, il n’est pas toujours facile de passer outre les anciennes querelles et vieilles histoires. La maison familiale se révèle alors être le théâtre de sentiments anxiogènes, bien loin de la magie des fêtes.

Aussi, pour ceux qui sont isolés ou loin de leur famille,  les fêtes peuvent-être douloureuses. Le poids de la solitude est encore plus palpable, surtout dans une société qui la considère comme un mal honteux.

Le paradoxe du mois de décembre

Le mois de décembre, c’est également le mois de tous les paradoxes. Alors que l’année qui s’achève n’a pas forcément été des plus festives (soucis sur le plan personnel, professionnel…), l’idée qu’évoque Noël » – être à tout prix joyeux, enjoué et festoyer – n’est pas aisée à vivre pour tout le monde. Il existe parfois un décalage entre cet émerveillement ambiant et vous qui culpabilisez de ne pas afficher une mine des plus radieuses. La pression sociale qui exige cet état d’enchantement, si loin de vos sentiments profonds peut entraîner doutes, angoisse ou déprime.

Et si la déprime persiste après les fêtes ?

En fin d’année, le nombre des dépressions est plus élevé que durant les autres périodes. Il n’y a pas de tabou à avoir des craintes ou à exprimer de la mélancolie. S’autoriser à être triste, n’est ni tabou, ni signe de faiblesse. Au contraire, lâcher prise est essentiel au bien-être psychologique. Cependant, si la « déprime » persiste il est nécessaire de se faire aider pour comprendre et dépasser ces états dépressifs.

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