La psychologie d'entreprise autrement

Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Pendant les périodes de confinement et de couvre-feu, les réseaux sociaux affichent les quotidiens « hyperactifs » des Français. Si le confinement laissait présager d’interminables moments d’ennui, c’est bien le contraire qui semble se produire. Faire du sport dans son salon, imaginer de nouvelles recettes de cuisine, apprendre une nouvelle langue… De nouvelles passions naissent et cette nouvelle façon de vivre laisse du temps pour exercer de nouvelles activités. Du moins pour certains. Pour d’autres, le confinement restera lié à la culpabilité de ne pas avoir assez fait.

La to-do list du confinement

Des activités pour contrer l’ennui

Puzzle géant, couture, réorganisation du dressing, jardinage, réouverture d’un livre laissé sur la table de nuit depuis des mois… Dès l’instant où nous avons su que nous serions enfermés à la maison, la peur de l’ennui est apparue. Beaucoup d’entre nous ont dressé la liste des choses à faire absolument avant de retrouver notre routine d’avant.

Faut-il absolument mettre ce temps à profit ?

Faut-il absolument mettre à profit cette période pour accomplir ? Et si je n’en profite pas pour me consacrer à de nouvelles activités, serais-je passé à côté du confinement ? Inutile de se mettre la pression, chacun gère le temps à sa manière. Le plus important, c’est de faire ce qui nous rend heureux.

La vie rêvée des réseaux sociaux 

Les réseaux sociaux pour garder un lien avec les autres

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, en 2020, selon Hootsuite et We Are Social, il y a eu 490 millions de nouveaux utilisateurs des réseaux sociaux dans le monde. Reflet de l’extérieur, ils sont notre fenêtre sur le monde. Consultés à longueur de temps, nos journées s’écoulent au rythme des défilements frénétiques sur les applications. S’ils offrent un contenu riche, novateur ou plus léger, nous suivons désormais le quotidien des autres et leur épanouissement affiché, face à une réalité qui semble bien plus déprimante.

Les réseaux sociaux, une vision biaisée de la réalité

Les réseaux sociaux entretiennent une culpabilité dès lors où l’on ne se sent pas en phase avec les autres. Mais ce sont surtout les miroirs déformants de la réalité. Ils ne donnent à voir que des fragments de vie édulcorée. L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.

Inutile de culpabiliser

S’affranchir de l’injonction à la productivité

Une vie est-elle sans intérêt dès lors qu’elle semble “vide” ? Si je ne suis pas productif, suis-je à la hauteur ? La période suscite questionnements et repli sur soi. Culpabiliser, c’est inutile et sans intérêt, mais c’est normal. On peut s’en affranchir en faisant une introspection, sans le regard des autres. Il ne s’agit pas de réaliser des prouesses artistiques, mais tenir un journal intime par exemple ou exercer tout autre activité valorisant l’imaginaire (et donc l’inconscient), plutôt que la réflexion pure, est essentiel.

La méditation pour se recentrer sur soi

La méditation est une méthode de relaxation, dont les bénéfices sont la réduction du stress, de l’anxiété et des pensées négatives. Mais cette pratique permet surtout d’apprendre à mieux s’écouter pour faire la paix avec soi-même, et donc de se libérer de l’emprise du monde extérieur, pour balayer la culpabilité.

L’art de ne rien faire

Le Niksen, une pratique pour lâcher prise

Nous connaissons les bienfaits de l’ennui sur l’imaginaire, mais ne rien faire délibérément peut aussi être salutaire pour notre santé mentale.  Le Niksen, concept venu des Pays-Bas , prône l’art de l’oisiveté, le lâcher prise et tout cela sans culpabilité. Le Niksen se pratique 15 min par jour et consiste à faire le vide dans sa tête, et ne rien faire.

L’important, c’est de se faire du bien !

Arrêter de se mettre la pression et combler ses propres envies, voilà le plus important. Ce n’est pas si grave de repousser les séances de sport ou de ne pas réussir à enchaîner trois pages d’un roman. Le principal c’est de se faire du bien. Et puis finalement, ne rien faire c’est quand même faire quelque chose !

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