Le sommeil, indispensable à notre organisme
Pour le bon fonctionnement de notre corps et de notre esprit, il est vital de bien dormir afin d’apporter le repos nécessaire à notre organisme. C’est durant la nuit que le corps assure le renouvellement des cellules. Le cerveau, quant à lui, trie et assimile les différentes informations reçues durant la journée. Le lendemain des mauvaises nuits, il est souvent plus difficile de se concentrer face à des choses simples et de réaliser des tâches familières. Sur le long terme, le manque de sommeil peut avoir des effets sur l’humeur (irritabilité, agressivité), mais aussi sur le moral (tristesse, déprime, dépression…).
L’insomnie, un trouble à risque
La plupart des adultes ont besoin d’environ 7 heures à 8 heures de sommeil par nuit alors que les Français dorment en moyenne moins de 7 heures. Une durée de moins de 5 heures augmenterait les risques d’AVC. En 2017, 16,9 % des femmes souffraient d’insomnie chronique, contre 9,1 % des hommes selon les chiffres d’Ameli. L’insomnie peut avoir des conséquences psychologiques, mais les troubles psychologiques peuvent aussi être à l’origine de ces désagréments nocturnes.
L’anxiété à l’origine de l’insomnie
Les personnes anxieuses auraient plus de mal à s’endormir que les autres. Les difficultés surviennent en début de nuit, lors de la phase d’endormissement. Le stress, ruminer ses pensées rend difficile la phase de relâchement cérébrale nécessaire à l’endormissement. La personne s’enferme ainsi dans un cycle infernal, redoutant le moment de se mettre au lit et le stress s’accentue.
La dépression à l’origine de l’insomnie
Les personnes dépressives peuvent aussi avoir des troubles du sommeil. La phase d’endormissement ne pose pas de problème. Cependant, le réveil peut être plus difficile. L’éveil se fait très tôt et ils ne peuvent plus se rendormir. Ainsi, le sommeil n’est pas assez long et réparateur.
Les autres causes de l’insomnie
Les troubles bipolaires, l’hypocondrie affectent également le sommeil. De nombreuses causes psychologiques peuvent avoir des répercussions sur les nuits. Le mode de vie (café, alcool, tabac…), les bouleversements hormonaux lors des cycles menstruels peuvent apporter leur lot d’éveils nocturnes et de nuits blanches…
Quels remèdes contre l’insomnie ?
36 % des Français disent souffrir d’au moins un trouble du sommeil (insomnie, apnées…) et seulement 18 % d’entre eux suivent un traitement selon une enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Face à ce fléau vécu par une grande part des Français, sur le marché, les remèdes sont nombreux. En tête des traitements, les somnifères. Particulièrement consommés, ces derniers créent une accoutumance et ne règlent pas forcément le problème à l’origine. En 2013, 131 millions de boîtes de benzodiazépines ont été vendues en France, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.
La thérapie comportementale et cognitive avec un psychologue est une alternative à la prise de médicaments. Plus efficace sur le long terme, elle permet de guérir efficacement. Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. Une forte raison d’agir pour que nos nuits ne se transforment pas en cauchemars.