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Peur de la mort : comment s’en libérer ?

Vers 5 ans l’enfant prend conscience de la mort. Quelques années plus tard, il peut la craindre. Toute notre vie, l'idée consciente ou non d’une fin nous accompagne. Certains ne s’en préoccupent guère tandis que d’autres angoissent, engendrant une anxiété difficile à maîtriser au quotidien. Et plus on vieillit, plus nous y sommes confrontés. Comment réussir à gérer sa peur de la mort et s’en libérer ?

Une peur de la mort ancestrale

La société est née des rites funéraires. Avant, la mort faisait partie intégrante de la vie. Pendant l’Égypte antique, elle était omniprésente et les croyances et cérémonies qui lui étaient dédiées occupaient une place essentielle dans la vie. Cette peur est un sentiment tout à fait naturel et nous l’avons toujours redoutée. Mais aussi, cette angoisse existentielle nous incite à vivre, à nous projeter et à avancer. Que ferions-nous si nous étions immortels ? 

La peur de vieillir

Craindre sa propre mort ? Appréhender la disparition de ses proches ? L’angoisse de la mort à notre époque est aussi liée à la peur de vieillir. Selon l’enquête « Dix chiffres clés pour mieux comprendre les français » réalisée par le CSA, les français ont répondu 68 ans en moyenne à la question « A quel âge est-on vieux ? ». La crainte de vieillir ouvre une blessure narcissique car il faut faire le deuil d’une vie active et d’un corps en pleine santé. Désormais, notre agenda est moins bien rempli, nos amis disparaissent, et le rythme de vie est bouleversé. Cette transition délicate entraîne des inquiétudes nouvelles quand nous prenons conscience que tôt ou tard, la faucheuse fera son apparition.

En parler pour l’accepter

Françoise Dolto déclarait « L’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort ». La mort et la vie sont intimement liés et il faut en prendre conscience. Nous y sommes confrontés dès notre venue au monde. Devenu un sujet tabou au fil du temps,  il est désormais temps d’en parler et d’enlever le voile de mystère et d’angoisse qui l’entoure. En parler c’est l’accepter ! Que ce soit avec des amis, des proches, de la famille, il faut évoquer cette question et les craintes qu’elle fait surgir. Poser des mots apaise et permet de prendre un peu plus de recul.

La curiosité n’est pas un vilain défaut

Une autre manière d’accepter cette peur, l’interroger ! Mais d’où vient-elle ? S’agit-il d’un traumatisme ancien ? S’agit-il d’une angoisse dont vous ne parvenez pas à trouver l’origine ? Renseignez-vous, lisez, découvrez ! Aussi, il est possible de suivre une thérapie comportementale qui vous guidera et vous aidera dans votre rapport à la mort. C’est l’inconnu et l’ignorance qui nous tétanisent, ce n’est pas le contraire. Vous n’êtes pas mort, vivez !

Une affaire de croyance

Qu’est-ce que la mort finalement ? Pourquoi la concevoir comme un objet de peur, de fin ou de vide ? S’il y a bien un mystère dans la vie, c’est bien celui-ci. Alors pourquoi devrions-nous nous torturer pour une notion dont on ne sait presque rien ? Choisissez votre propre croyance, celle qui vous réconcilie avec elle. Le sens que nous donnons à la mort ne vaut que pour nous-même. Qu’il est difficile de lâcher prise lorsque l’on est cartésien et rationnel ! Oui, mais y trouver une forme de positif, une spiritualité ou une philosophie, peu importe mais selon vous, permettra d’aborder cet inconnu avec plus de sagesse.

Découvrez également « Mortel », le podcast qui interroge la mort, la désacralise à travers tous ses aspects.

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