Un rapport conflictuel avec l’autorité
Se plier à l’autorité, c’est accepter les ordres d’autrui, les décisions mais aussi les critiques. Selon la définition du dictionnaire Larousse, l’autorité est un nom féminin désignant le « Pouvoir de décider ou de commander, d’imposer ses volontés à autrui ». L’autorité, par ailleurs, semble instaurer, pour la plupart des gens un rapport dominant / dominé.
Certaines personnes ont un rapport compliqué, voire conflictuel avec l’autorité. Elles la rejettent, se braquent ou s’énervent face à un supérieur hiérarchique si elles estiment que la demande est injuste ou illogique. Cette attitude dénote une forte susceptibilité, un manque de confiance en soi et donc une peur de ne pas réussir à se faire respecter. Celui ou celle qui ne supporte pas « l’ascendance » d’autrui se sentira déprécié lorsqu’il recevra des demandes ou des ordres.
Depuis petit, on nous apprend l’autorité. On nous enseigne par ailleurs à respecter ceux qui l’incarnent. Avec les adultes d’abord : les parents ou les professeurs. Plus tard, nous devons nous soumettre à une hiérarchie au travail. Certains vont même jusqu’à démissionner et enchaîner les emplois à cause de la difficulté qu’ils ont à accepter les consignes de leurs employeurs. Pour ne plus avoir à rendre des comptes, beaucoup d’employés ont fait le choix de devenir indépendants, et ainsi de n’obéir qu’à eux-mêmes.
D’où ce refus de l’autorité au travail, vient-il ?
C’est à l’âge de 2-3 ans que l’enfant développe sa conscience morale. Celle-ci lui permet d’opposer la conscience qu’il possède de lui-même et celle qu’il a des autres. Ainsi, c’est dès le plus jeune âge qu’apparaissent les conflits liés à l’autorité et le refus d’obéir dans certaines situations.
Se sentir blessé par une critique nous ramène donc à l’enfant que nous étions, celui qui a été puni ou s’est senti humilié autrefois. Cette situation, donc, peut trouver son origine dans les relations avec les frères et sœurs, mais aussi dans une éducation autoritaire des parents. Ce refus de l’autorité peut également être lié à notre scolarité ou à notre culture. Ne pas supporter l’autorité adulte reflète ainsi notre passé. Mais craindre l’autorité vient aussi de notre personnalité et de notre tempérament : certains sont plus rebelles que d’autres dans l’âme, et ce, depuis tout petit.
Interroger son enfance, se demander d’où vient cette douleur, peut permettre de prendre du recul sur le sentiment d’impuissance et d’injustice que l’autorité produit. Un thérapeute pourra également vous aider à y voir plus clair. Il vous permettra de surmonter ces refus d’autorité qui aboutissent le plus souvent à des situations limitantes.
Comment améliorer sa relation avec son supérieur hiérarchique ?
Comment réagir ? Si l’on ne parvient pas à supporter l’autorité, il faut éviter, quand cela est possible, les sujets de confrontations directes avec son supérieur.
- Adopter une communication assertive : Plutôt que d’exprimer un refus frontal, exposez calmement et clairement votre point de vue et écoutez celui de votre supérieur. Dîtes simplement ce que vous pensez de la situation, afin que l’autre puisse essayer de comprendre votre point de vue. Le maître mot, communiquez !
- Prendre du recul sur la critique : Une remarque au travail ne traduit pas une vérité et ne remet pas forcément en cause la personne que l’on est. Il s’agit d’un avis, à un moment donné. Ceux qui ont du mal avec l’autorité vivent la critique comme un rejet de l’autre, et non comme l’évaluation d’un travail. Distinguez l’évaluation d’une tâche de votre identité propre.
- Identifier ses limites : se plier à une autorité donc obéir ne signifie pas tout accepter. Si une critique est infondée ou va à l’encontre de vos valeurs, il est légitime de la contester avec diplomatie.
- Travailler sur soi : Développer la confiance en soi permet d’aborder l’autorité avec plus de sérénité.
En prenant conscience de votre relation avec l’autorité, vous pourrez progressivement apprendre à mieux la gérer et à vous épanouir professionnellement.
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