Article Rédigé par Philippe Lejeune

Chers lecteurs et lectrices,

Nous sommes ravis de partager avec vous cet article de Philippe Lejeune – spécialisé en psychologie, psychopédagogie et coaching.

Philippe travaille en étroite collaboration avec un de nos psychothérapeute et coach: Jean-Pol Crépin.


Vous avez dit : « Crise de la quarantaine » ?

« C’est tout à fait à l’improviste que nous arrivons au midi de la vie ; pis encore, nous l’atteignons armés des idées préconçues, des idéaux, des vérités que nous avions jusqu’alors. Or il est impossible de vivre le soir de la vie d’après les mêmes programmes que le matin, car ce qui était alors de grande importance en aura peu maintenant et la vérité du matin sera l’erreur du soir. » C.G.Jung, l’âme et la vie.

Ah Bon ?

Il est une période de la vie qui passe souvent incognito en apparence, contrairement à l’enfance et à l’adolescence, et pourtant riche en changements : il s’agit de ce moment particulier de l’âge adulte, assez long de nos jours, qui est encore loin de la vieillesse, mais plus tout à fait la prime jeunesse… Ce serait même, dit-on « un des secrets les mieux gardés de notre société et probablement de l’histoire humaine ». Cette période s’étale au moins entre 40 et 50 ans, parfois avant, parfois après. Pour plusieurs d’entre nous, elle signe un nouveau départ ; pour d’autres, le déclin. Elle s’accompagne de transformations personnelles parfois très intérieures ou de bouleversements spectaculaires. On parle alors de « crise de milieu de vie ». La gestion de ses émotions devient un calvaire ; la peur du  vide et du non-sens s’installe ; toute action apparaît comme une marche dans le désert sans eau ; toute innovation est considérée comme une supercherie ; l’entourage, proche ou lointain, semble être composé « de salauds »…

« Crise de milieu de vie » ?

Pourtant, cette expression de « crise de milieu de vie » prête à une double confusion. La première concerne l’idée de « milieu » qui, loin d’être arithmétique, est plutôt d’ordre symbolique : on peut la remplacer par les termes de « midi » ou de tournant de la vie. La seconde confusion porte, évidemment, sur la notion de « crise », qui, de prime abord, suscite l’inquiétude. Pourtant, s’arrêter à cette conception étroite serait oublier que les crises, contrairement aux catastrophes, ont un versant constructif, voire salutaire.

Où est donc le momentum ?

À un moment donné, donc, de notre vie d’adulte, nous prenons conscience, clairement ou confusément, brusquement ou progressivement, de la finitude de l’existence c’est-à-dire que tout passe, tout casse et tout lasse. Jusque-là tournés vers l’avenir, nous commençons à regarder involontairement en arrière, à dresser le bilan de notre passé, à analyser ce que nous avons fait. Que la réussite ou l’échec prédomine, le milieu de vie est justement ce moment où l’on prend de la distance vis-à-vis de soi-même,  un moment de rupture dans la continuité et de déséquilibre relatif. Même dans la situation idéale qui serait de ne ressentir aucun regret, des renoncements s’annoncent, inévitables, d’autant que le temps pour réaliser de nouveaux projets est compté…

« Carrefour d’opportunités… »

Le milieu de vie est ce carrefour où il est possible de prendre un nouveau départ, selon que la route a été bonne ou chaotique. Certains décident, après réflexion et/ou après un travail à l’aide d’un psychothérapeute, de continuer la même direction. D’autres, après un temps d’arrêt, bifurquent pour prendre un autre chemin qui leur paraît plus ou moins long, plus ou moins agréable, ne serait-ce que pour s’assurer qu’ils étaient bien sur la bonne voie. C’est à ce carrefour que les insatisfactions, les regrets et la perspective d’horizons limités peuvent s’organiser en crise. Les modes d’expressions peuvent être pluriels. À chacun de créer alors sa manière de subir ou de construire la « seconde » partie de sa vie et d’écrire, pourquoi pas, une nouvelle page de son existence. Certains d’entre nous choisiront de se faire aider par un professionnel sur ce chemin, car un regard extérieur et neutre peut aider à voir l’horizon s’illuminer d’un soleil nouveau… Quelque soit le choix opéré, le tout est de ne pas se laisser submerger par « des vagues d’eau incontrôlable et destructrice ».

Si vous aussi vous traversez ou rencontrez le même problème, nos coachs et psychothérapeutes vous attendent sur www.positveyou.co.

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